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Ho'oponopono : pardon hawaïen et libération des mémoires

Quatre phrases pour apaiser le passé, libérer les mémoires et retrouver la paix en soi.
25 octobre 2026 par
Ho'oponopono : pardon hawaïen et libération des mémoires
Carole
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Une sagesse ancestrale venue d'Hawaï

Le Ho'oponopono est une pratique ancestrale hawaïenne de réconciliation, de pardon et de retour à l'harmonie.

Son nom signifie littéralement « remettre les choses en ordre », « rétablir ce qui est juste ».

Profondément enraciné dans la culture hawaïenne, le Ho'oponopono traditionnel était pratiqué au sein des familles et des communautés pour résoudre les conflits, apaiser les tensions et restaurer l'équilibre entre les personnes.

Cette tradition, toujours vivante à Hawaï sous différentes formes, repose sur une conviction essentielle : la paix extérieure commence par la paix intérieure.

Dans les années 1970, Morrnah Nalamaku Simeona, guérisseuse hawaïenne, a adapté cette sagesse en une pratique individuelle, permettant à chacun d'entreprendre ce travail de réconciliation en lui-même.

L'esprit du Ho'oponopono : reconnaître, pardonner et libérer

Au-delà d'une simple technique de pardon, le Ho'oponopono nous invite à regarder autrement ce que nous traversons.

Nos expériences laissent parfois des empreintes profondes : blessures émotionnelles, ressentiments, culpabilité, peurs ou souvenirs douloureux.

Certaines situations viennent réveiller ces mémoires et nous ramènent, parfois inconsciemment, vers les mêmes émotions ou schémas répétitifs.

Dans la philosophie du Ho'oponopono, nous pouvons choisir de ne plus nourrir ces mémoires et d'engager un processus intérieur de reconnaissance, de pardon et de libération.

Il ne s'agit pas de se rendre responsable de tout ce qui nous arrive, mais de reprendre notre pouvoir sur la manière dont nous le vivons.

Pardonner ne signifie pas excuser ce qui a été vécu, ni nier une blessure. C'est choisir de ne plus rester intérieurement attaché à ce qui nous fait souffrir.

L'étonnante histoire du Dr Hew Len dans un hôpital psychiatrique

L'une des histoires les plus connues associées au Ho'oponopono est celle du Dr Ihaleakala Hew Len, psychologue clinicien hawaïen et élève de Morrnah Nalamaku Simeona.

Il aurait travaillé pendant plusieurs années dans un service psychiatrique sécurisé du Hawaii State Hospital, accueillant des patients souffrant de troubles mentaux sévères, dont certains avaient commis des actes violents.

Le service était décrit comme particulièrement difficile : tensions permanentes, personnel épuisé, absentéisme important et patients nécessitant une surveillance étroite.

Mais ce qui rend son histoire si particulière, c'est la manière dont il aurait abordé son travail.

Selon son témoignage, le Dr Hew Len ne rencontrait pas individuellement les patients.

Il consultait leurs dossiers et pratiquait le Ho'oponopono sur lui-même, cherchant à libérer les mémoires et les réactions intérieures que ces situations éveillaient en lui.

Dans sa conception, transformer ce qui se manifestait dans sa propre conscience pouvait contribuer à transformer sa relation au monde extérieur.

Au fil du temps, il rapporta que certains patients s'apaisaient, que les conditions de vie dans le service s'amélioraient et que plusieurs personnes avaient pu quitter l'établissement.

Cette histoire, popularisée notamment par Joe Vitale dans le livre Zero Limits, a largement contribué à faire connaître le Ho'oponopono dans le monde.

Au-delà de ce récit, cette expérience illustre l'un des principes fondamentaux de la méthode : commencer par transformer ce qui se joue à l'intérieur de soi, plutôt que de chercher uniquement à changer ce qui se trouve à l'extérieur.

La prière de libération des ancêtres

Morrnah Nalamaku Simeona a également transmis une prière de pardon et de purification qui occupe une place importante dans sa version du Ho'oponopono.

Cette prière s'adresse au Créateur divin et englobe non seulement notre propre histoire, mais aussi celle de nos familles, de nos lignées et de nos ancêtres.

Elle repose sur l'idée que certaines mémoires ancestrales, blessures ou conflits peuvent traverser les générations et continuer à influencer notre manière de vivre et de ressentir.

La prière traditionnelle demande le pardon pour les pensées, les paroles et les actes qui auraient pu engendrer des souffrances depuis l'origine de nos lignées. Elle appelle ensuite à la purification des mémoires, à la dissolution des liens douloureux et à leur transformation en lumière.

Voici une adaptation libre, dans l'esprit de cette prière ancestrale.

Prière de pardon et de libération des mémoires ancestrales

Créateur divin, Père, Mère et Enfant réunis dans l'Unité,

Si moi-même, ma famille, mes proches ou mes ancêtres avons, par nos pensées, nos paroles ou nos actes, causé de la souffrance à d'autres êtres, à leurs familles ou à leurs ancêtres, depuis l'origine jusqu'à aujourd'hui, nous demandons humblement pardon.

Que soient reconnues, purifiées et libérées toutes les mémoires de douleur, de peur, de culpabilité, de ressentiment et de séparation.

Que les liens qui nous maintiennent attachés à ces souffrances puissent être dénoués.

Que toutes les énergies associées à ces mémoires soient transmutées en pure lumière.

Que l'amour, la paix, la compréhension et l'harmonie retrouvent leur juste place en nous et au sein de nos lignées.

Et qu'il en soit ainsi.

Cette prière peut être vécue comme un acte symbolique de réconciliation avec son histoire familiale et de libération des mémoires ancestrales.

Il ne s'agit pas de porter les fautes de nos ancêtres, mais de choisir de ne plus entretenir intérieurement certaines souffrances héritées ou transmises.

La pratique du Ho'oponopono en quatre phrases

La version moderne la plus connue repose sur quatre phrases très simples, que l'on peut répéter intérieurement ou à voix haute.

Personnellement, j'aime commencer par « Je t'aime », en m'adressant à ma partie supérieure, cette dimension de conscience plus vaste qui nous relie à notre essence profonde.

Chaque phrase porte alors une intention particulière.

1. « Je t'aime » — Se relier à sa partie supérieure

C'est une ouverture du cœur, une reconnexion à cette part de nous qui demeure au-delà des blessures, des peurs et des conditionnements.

Nous nous plaçons dans une énergie d'amour, d'accueil et de confiance.

2. « Je suis désolée » — Reconnaître

Nous reconnaissons la présence d'une mémoire, d'une émotion ou d'une souffrance qui demande à être accueillie.

Sans jugement, sans culpabilité, simplement en prenant conscience de ce qui est présent en nous.

Reconnaître, c'est déjà commencer à transformer.

3. « Pardonne-moi, s'il te plaît » — Libérer

Cette phrase exprime l'intention de libérer ce qui nous retient encore dans une émotion, une blessure ou un schéma du passé.

Nous demandons le pardon, non pour nous condamner, mais pour nous délier intérieurement de ce qui n'a plus lieu d'être.

4. « Merci » — Valider la libération

La gratitude vient clôturer le processus.

Nous remercions pour la libération engagée, avec la confiance que ce qui devait être reconnu et relâché peut désormais retrouver sa juste place.

Le « merci » vient symboliquement valider que la libération est accomplie.

Comment utiliser le Ho'oponopono au quotidien ?

Cette pratique de libération émotionnelle peut être utilisée lorsqu'une émotion désagréable apparaît, qu'une relation nous affecte ou qu'une situation réveille une blessure ancienne.

Prenez simplement un instant pour vous recentrer.

Portez votre attention sur ce qui vous dérange, par le coeur, sans chercher à tout analyser ni à comprendre.

Puis répétez doucement, avec conscience :

Je t'aime.

Je suis désolée.

Pardonne-moi, s'il te plaît.

Merci.

Vous pouvez répéter ces quatre phrases autant de fois que vous le ressentez nécessaire.

L'essentiel n'est pas de les prononcer mécaniquement, mais d'y déposer une intention sincère.

Parfois, un apaisement se fait sentir rapidement. D'autres fois, certaines émotions demandent davantage de temps et d'attention.

Il n'y a rien à forcer.

Retrouver la paix en soi

Le Ho'oponopono nous rappelle que nous ne pouvons pas toujours changer les événements du passé, ni les comportements des autres.

En revanche, nous pouvons transformer progressivement notre relation à ce que nous avons vécu.

Dans cette démarche, le pardon devient un acte de libération intérieure, une manière de ne plus laisser certaines mémoires occuper toute la place dans notre présent.

Quatre phrases, quatre intentions, et cette possibilité toujours renouvelée de revenir à soi avec plus de conscience.

Car parfois, la paix commence simplement par ce que nous choisissons de ne plus porter, de ne plus entretenir.

Carole Blériot

Harmonie Fréquentielle – Alignement & transformation intérieure

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